l'œuvre d'azzedine alaïa

Je travaille sur un mannequin, c’est comme si je manipulais de la glaise. Je moule, je monte, je démonte, je couds, je découds. Je peux reprendre une manche à l’infini. C’est par l’infini des gestes et des essais, par le travail de la main que je me suis initié à la coupe et que sans doute j’en ai percé une partie du mystère. Azzedine Alaïa

Azzedine Alaïa, conservateur dans l’âme, a conservé tout son travail depuis ses débuts sous les voûtes historiques situées au-dessous des immeubles qui vont de la rue de la Verrerie à la rue de Moussy.

C’était son antre secret où personne n’avait le droit d’entrer. D’environ 800 mètres carrés, avec des volumes de près de 4 mètres de hauteur, et des dizaines de piliers en briques rouges et poutrelles métalliques, ce lieu qui servit pendant un temps d’entrepôt au Bazar de l’Hôtel de Ville, soutient tout l’édifice : les salles d’exposition avec la grande verrière dont la façade sur cour surmontée d’un fronton est classée, l’atelier de Monsieur Alaïa et ses appartements.

Cet espace immense du 18 rue de la Verrerie a vu les allées et venues incessantes du couturier venu y déposer, année après année, ses collections. Il en est devenu la mémoire, le sanctuaire et restera le gardien de l’œuvre de toute une vie.

Avec le soutien du groupe Richemont, la Fondation y entreprend en 2020 d’importants travaux pour le rendre conforme aux règles de conservation préventive définies par la Loi du 4 janvier 2002 relative aux Musées de France. L’endroit sera climatisé et pourvu de systèmes performants de détection de fuites et de sécurité incendie avec dispositif d’extinction.

J'ai l'impression que mon travail n'est jamais achevé…

  • avant les travaux ph. Andrea & Valentina

  • les travaux d'assainissement ph. Andrea & Valentina

Je crois pouvoir dire que mes vêtements sont indatables, ils sont faits pour durer.