Exposition 03.10.2021 - 02.01.2022

alaïa avant alaïa

La genèse d'un style

À l'époque, je ne faisais pas de collections. Je cousais pour des clientes. Il n'a pas posé beaucoup de questions. Il a compris et a analysé. Azzedine Alaïa

azzedine alaïa, 1976 © sipa/shutterstock

« Faire des stages chez Dior », c’est officiellement la raison pour laquelle le jeune Azzedine Benalaïa, étudiant à l’École des beaux-arts, choisit de quitter Tunis, sa ville natale en 1956. Il a vingt et un ans. Il faudra attendre le 13 octobre 1979 pour que la presse française, sous la plume de Michel Cressole, dans Libération, lui consacre son premier article : « Azzedine Alaïa et Serge Lutens, les deux solitaires ».

Que s’est il passé entre la date de son arrivée à Paris et l’installation de sa maison rue de Bellechasse et sa première collection de prêt à porter pour l’hiver 1982 ?

« Alaïa avant Alaïa » réinitialise une histoire, sa genèse, à la source d’une histoire unique, bâtie par un homme qui a inventé sa vie, son monde, son style, au singulier comme au pluriel. « Alaïa avant Alaïa » donne la mesure du temps Alaïa, un temps qui s’enracine dans une culture orientale, une expérience nourrie par l’apprentissage, la curiosité, le sens des questions, la recherche perpétuelle. Mais aussi l’observation d’un Paris artistique, littéraire, dont le style d’Azzedine Alaïa continue d’exprimer la quintessence, tant il est vrai qu’il est la somme vivante des rencontres, des choses vues, senties, aimées.

Des pièces commandées par Simone Zerhfuss et Louise de Vilmorin aux fourrures réalisées pour « Place de la Madeleine ». Du prototype de la robe Mondrian d’Yves Saint Laurent au manteau réalisé pour Greta Garbo, en passant par les premières robes zippées pour Arletty au début des années soixante-dix, les étiquettes Alaïa peintes à la main par Christoph von Weyhe, le cuir perforé, les cloutés sur cuir et mousseline.

  • azzedine alaïa illustration gérard failly

  • azzedine alaïa illustration gérard failly

Vêtements, photos, objets, vidéos, images et documents d’archives: « Alaïa avant Alaïa »  explore l’anatomie d’un regard, la genèse d’une signature, en fixe les absolus à travers ce « goût » qui résiste à l’épreuve du temps en questionnant une œuvre de l’intérieur, sans nostalgie, avec beaucoup de témoignages, Latifa Ben Abdallah, Rosine Baldaccini, Didier Bernardin, Nicole de Blégiers, Silvia Bocchese, Lison Bonfils, Jean-Charles de Castelbajac, Carlyne Cerf de Dudzeele, Dominique Modiano, Thierry Mugler, Zuleika Ponsen, Marie Rucki, Dany Saval, Fréderic Somigli, Soumaré, Carla Sozzani, Christophe Von Weyhe

Comme on redonne à une robe de la souplesse, pour laisser le corps respirer, cet « Alaïa avant Alaïa » retrouve la source d’une histoire, de souvenirs neufs, de secrets retrouvés, fixe le point de départ d’une nouvelle aventure, pleine de découvertes, d’émotions partagées, dont la Fondation Azzedine Alaïa ouvre le chemin, en liberté.

Une exposition qui prend tout son sens dans un monde en proie à une envie de renaissance.

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