Atelier

Je dessine juste pour garder la mémoire de mon travail. Je trace un patron sur papier-calque, je le découpe et je l'accroche avec une épingle sur une feuille. Ensuite, je démarre sur un mannequin d'atelier, mais il faut quelqu'un pour l'essayage. Car une femme marche, son corps bouge, et j'ai besoin de voir comment le tissu se comporte sur elle. Azzedine Alaïa

azzedine alaïa dans son atelier, avec farida khelfa ph. jean-marie périer

Son studio est situé au premier étage, entre sa cabine d’essayage et ses appartements. Le studio est resté exactement comme il l’a laissé, avec la dernière robe sur laquelle il était en train de travailler, sur un mannequin.

Toujours très encombré, il y a des étagères et des cintres pleins de vêtements, des toiles non finies, des piles de boîtes entassées contre les murs, des rouleaux de tissu, des affaires partout étalées sur ou sous les tables, des catalogues des ventes aux enchères…. Sur le mur en face de sa table de travail, les photos de ses amis les plus proches et la photo de Oum Khultum. A son coté un grand miroir pour les essayages.

azzedine alaïa dans son studio ph. Prosper assouline

Naomi Campbell et Azzedine Alaïa, séance d'essayage © fondation azzedine alaïa

azzedine alaïa dans son studio ph. jean-marie périer

Pour mes essayages, je fais toujours marcher et asseoir le mannequin. Mes robes doivent vibrer d’elles-mêmes. Les femmes m’aident beaucoup ! Le vêtement doit être emporté par le corps.

Azzedine Alaïa, séance d'essayage, 1998 ph. prosper Assouline

Azzedine Alaïa, séance d'essayage, 1998 ph. prosper Assouline

Azzedine Alaïa, séance d'essayage © fondation azzedine alaïa

 Quand je suis seul, je regarde les nouvelles à la télévision, je regarde National Geographic, des programmes sur l’Histoire ou les animaux. Et ensuite je travaille jusqu’à 6h du matin, je ne me sens pas fatigué parce que je suis seul et calme.

azzedine alaïa dans son studio © fondation azzedine alaïa

Souvent, le soir, Azzedine Alaïa descendait cuisiner pour ses amis avant de remonter coudre jusque tard dans la nuit.Il se penchait alors sur sa table à coudre, déplaçant une couture d’un centimètre, la courbant d’une autre façon, perfectionnant et remaniant la justesse d’une ligne, d’une couture, seul dans le silence de son studio. La télévision installée près de sa table, était souvent allumée pendant qu’il travaillait.

 

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